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Désir capricieux : Les 7 caprices du désir

Désir capricieux : Les 7 caprices du désirUn corps chamboulé, un sentiment de vide et le désir d’avoir envie… Envie de désirer à nouveau, de renouer avec le corps de l’homme aimé. Quatre de nos experts avancent des pistes pour (re)trouver une sexualité harmonieuse et assumée. La liste des 7 caprices du désir...

Philippe Brenot, psychiatre, thérapeute de couple, anthropologue ; Olivier Florant, sexologue ; Frédérique Gruyer, psychothérapeute ; Gabrielle Delestre, conseillère conjugale et familiale.

La peur
1 - Enceinte, je n’ai plus envie de faire l’amour
Souvent, derrière le manque d’envie, se cachent la peur et la gêne. Peur de faire mal au bébé et de mettre la grossesse en péril. Gêne par rapport à son physique, à ses lourdeurs. Ceci dit, les obstétriciens vous le diront : les rapports sexuels ne provoquent pas de fausse-couche. En outre, les endorphines émises par le corps, lors des moments agréables, sont bénéfiques à bébé. En fait, les meilleurs moyens et techniques pour accepter et comprendre sa nouvelle silhouette sont la relaxation, le massage, l’haptonomie. Concernant la gêne physique, il s’agit d’opter pour des positions confortables : celles ou la femme chevauche l’homme ; celles ou la femme est sur le dos, l’homme la tenant à angle-droit ; celles ou la femme est sur le côté, l’homme derrière…

Le doute
2 - Mon partenaire a du mal à me faire l’amour pendant la grossesse
A-t-il peur d’incommoder sa conjointe ? Ressent-il moins de désir face à ce nouveau corps qui le trouble ? Quoi qu’il en soit, le rassurer est essentiel – oui, je te désire, oui tu me fais plaisir. Si c’est son désir qui est en cause, il est important d’ouvrir le dialogue. Ainsi, il apprendra peu à peu à mettre en mots ses craintes, ses émotions, ses appréhensions. Il faut dans le même temps soigner son image, sa féminité, porter des vêtements qui mettent en valeur, favoriser les pauses câlines – papouilles, petits jeux érotiques – pour relancer l’envie. Sachant que les baisses de désir sont toujours inhérentes à la vie d’un couple.

L’envie
3 - Quand peut-on reprendre une activité sexuelle après la grossesse ?
Médicalement, il est souhaitable d’avoir l’accord de son médecin. Cela dit, s’il n’y a pas eu d’épisiotomie ou de problèmes particuliers, le couple peut reprendre une activité sexuelle au bout de quelques semaines – à partir du moment où il en ressent l’envie. Et les premières semaines qui suivent l’accouchement, la relation de couple est nécessairement bouleversée : il convient désormais d’apprendre à composer avec bébé. Le planning doit être réaménagé, les nuits réorganisées, les temps à deux, repensés. Généralement, les psys s’accordent à dire qu’une interruption trop longue de la sexualité est  néfaste pour l’équilibre de sa vie conjugale.

La gourmandise
4 - Mon conjoint est très pressant… Moi j’ai besoin de temps
Qu’elle se sente mal dans son corps ou qu’elle soit complètement obsédée par son rôle de mère, une femme met toujours un peu de temps avant de réinvestir sa sexualité. Les hommes doivent le comprendre. Mais les femmes doivent aussi réaliser qu’une relation de couple se nourrit nécessairement d’échanges physiques. À cet effet, les premières semaines, il faut privilégier le peau à peau, le corps à corps. La tendresse durant l’acte sexuel est le meilleur moyen de retrouver une sexualité épanouie.

La paresse
5 – Comment éviter que la fatigue et le stress n’altèrent la libido ?
On ne peut pas éviter la fatigue. Pour la femme, la grossesse et l’accouchement représentent forcément de vrais chamboulements physiques et psychiques. Les nuits sont fractionnées par les éveils de bébé, par les pleurs et les tétées. Bref, on l’a dit : durant cette période transitoire, le ralentissement de la sexualité est quasi-inéluctable. La libido s’endort. Mais cet état d’assoupissement, certaines femmes s’en satisfont. Pourquoi ? Pour profiter toujours plus de bébé. Elles s’enferment ainsi dans une routine, au risque de mettre leur couple en danger. En réalité, c’est bien souvent en se bousculant pour sortir de cette relation fusionnelle avec l’enfant, qu’une mère peut relancer sa libido. Il convient également, pour elle, de ne pas se laisser aller systématiquement à la fatigue. De refuser les habitudes. D’accepter, par exemple, d’explorer de nouvelles contrées sexuelles, jusqu’alors ignorées. Bref, d’être plus entreprenante, plus audacieuse, plus aventureuse.

La colère
6 - C’est un mauvais père… Je ne le désire plus…
Immature, désimpliqué, obsédé par son boulot ou écarté de la relation parent-enfant par la mère… Peu importent les raisons : on ne peut pas obliger un homme à être un bon père. Il est en revanche possible d’accompagner un homme sur le chemin de la paternité. Pour cela, il s’agit de ne pas trop exiger de lui. Mieux vaut d’abord lui apprendre à privilégier des moments de qualité avec l’enfant plutôt que de lui faire subir un quotidien qu’il juge trop contraignant. De cette façon, il y a de grandes chances qu’il investisse peu à peu son rôle de père et retrouve ainsi sa place au sein de la constellation familiale.

La focalisation
7 – Je n’aime plus mon corps, cela me bloque…
Certaines femmes, après la naissance de leur enfant, ne sont plus dans la sexualité parce qu’elles n’aiment plus leur corps. D’autres ressentent de légers blocages qui nécessitent du temps pour retrouver une certaine « liberté sexuelle ». Pour contrer ces blocages, il est impératif de changer d’état d’esprit : s’écouter les premiers temps, favoriser les cadres dans lesquels on se sent bien, travailler sur son image. En apprenant à se regarder avec indulgence, il sera ainsi possible de faire le deuil de son corps de jeune fille pour accepter son nouveau corps de femme, plus voluptueux, plus accueillant.

À lire

Du bonheur sexuel, Frédérique Gruyer,  Robert Laffont, 18,40 euros
Ne gâchez pas votre plaisir, il est  sacré, Olivier Florant, Presse de la Renaissance, 18 euros
Osez parler de sexe avec votre partenaire, Barbara Keesling, Albin Michel, 13,60 euros.

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