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Dépasser ses blessures, ses carences affectives

Dépasser ses blessures, ses carences affectives

Dépasser ses blessures, ses carences affectivesÀ l’origine de nos troubles, de nos carences affectives, il y a notre enfance, explique le médecin psychiatre Stéphanie Hahusseau. Parce que nos carences affectives pèsent sur nos conduites, il est impératif de mieux les comprendre. Stéphanie Hahusseau répond à nos questions sur les carences affectives.

Que signifie exactement souffrir de carences affectives ?
Les personnes victimes de ce schéma inhibiteur ont généralement vécu un abandon, une douleur vive liée à leur enfance ou à leurs parents peu affectueux.
Cette absence, ce manque peut générer de lourds traumatismes.

Existe-t-il des conditions génétiques qui favorisent l’émergence de carences affectives ?
Oui. Il y a des prédispositions génétiques qui ont été confirmées par des études menées aux États-Unis sur mille jumeaux ayant tous grandi séparément. Ces études ont révélé qu’au départ, nous ne sommes pas tous conditionnés par les mêmes schémas psychologiques. Ensuite, il est vrai que l’environnement dans lequel l’enfant grandit joue également un rôle essentiel.

Qu’est-ce qui favorise le schéma d’injustice ?
Tout simplement le fait de grandir avec des parents injustes ou violents. Ensuite, il existe des facteurs plus lourds et particulièrement traumatiques, comme le viol.

Qu’en est-il du schéma de rejet ?
Les personnes victimes de ce schéma très paralysant ont généralement des parents qui sont incapables d’exprimer leur joie, leur enthousiasme, leurs sentiments, leur amour. En pratique chacun de nous est conditionné pas plusieurs schémas qui se répètent. Si plusieurs coexistent, on soigne celui qui fait le plus de mal. Le plus fréquent est l’abandon ou la carence affective.

Comment aidez-vous les patients à sortir de leurs schémas ?
Il est plus facile de sortir d’un traumatisme en se plongeant dans l’enfance. Lorsque l’on est dans une émotion, il faut fermer les yeux et laisser venir une image du passé. Quand cette image de l’enfant qu’on était apparaît, on incite le patient à se regarder chaleureusement et à être en colère contre ceux qui lui ont fait du mal. Cette technique a pour but de provoquer une décharge émotionnelle qui va aider le patient à s’en sortir.
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Comment ne pas se gâcher la vie ?, Stéphanie Hahusseau, Odile Jacob, 18,53 euros

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