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Une rentrée sereine à l’école

Une rentrée sereine à l'école

Une rentrée sereine à l'écoleLa rentrée à l'école peut être difficile pour l'enfant. « Il y a ceux qui hurlent. Ceux qui s’accrochent à ma jupe devant l'école. Ceux qui se cachent sous la table. Ceux qui frappent leurs petits copains.»
Faut-il le forcer à aller à l'école maternelle le premier jour ? Lumière sur la rentrée scolaire.

Selon un sondage Ipsos, « aujourd’hui 30 % des parents disent se sentir angoissés par la rentrée scolaire. Les parents d’enfants en maternelle témoignent d’un peu moins d’inquiétude (26 %) que ceux dont les enfants sont à l’école primaire (28 %), au collège (30 %) ou au lycée (33 %). Le niveau social fait aussi la différence : plus la catégorie socioprofessionnelle ou le niveau de revenus se montrent élevés plus le niveau d’angoisse exprimé est faible. Parmi les angoisses ressenties, les problèmes d’insécurité arrivent en tête (33 %). Cette crainte est aussi vive parmi les parents ayant des enfants à la maternelle. En second lieu, la crainte de mauvais enseignants (26 %), puis la peur de mauvais résultats (19 %). » Pour chaque enfant, la première rentrée, qu’elle soit en maternelle ou au CP, est source d’angoisses. Petits conseils pour lui présenter l’école “autrement”.

Le sécuriser pour aller à l'école
Le minimum vital pour qu’un enfant franchisse allègrement la porte de la classe, c’est la sécurité affective. Pour Fabrice Bak, psychologue cognitiviste, « un enfant qui se sent en confiance ne pleure pas le jour de la rentrée ». Pour Hélène Mathieu, enseignante, « quand il a dépassé le stade de l’angoisse d’abandon, un enfant entre à l’école rassuré». Et pour Julien Cohen-Solal, pédiatre, « la sécurité affective est l’élément fondamental qui permet au petit enfant de découvrir le monde ».

La rentrée scolaire lui apprend à vivre en société
Le célèbre pédiatre et psychanalyste anglais John Bowlby affirmait à cet égard qu’un enfant apprenait très tôt à modeler son comportement en fonction de l’environnement dans lequel il se situait et savait en partie autogérer ses affects, ses émois, dès lors qu’il se sentait en confiance. Pour lui permettre d’aborder sereinement sa première rentrée, il convient donc de le rassurer. Et de le rassurer encore. Et encore. « Surtout s’il n’a pas vécu l’expérience de la socialisation en allant à la crèche, explique Hélène Mathieu. Dans ce cas, il va devoir apprendre à partager, à essuyer les refus d’une discipline différente, à suivre le rythme d’un groupe. »

L’aider à dépasser ses blocages à l'école
En quelques heures donc, ses repères changeront, vacilleront. L’enfant réalisera qu’il n’est pas le centre du monde. Une période charnière qui, par définition, a ses enjeux et ses conséquences : « Un mauvais démarrage en petite section, teinté de stress ou de pression, continue l’experte, peut bloquer les capacités d’apprentissage de l’enfant. » Mais attention, ce n’est pas parce qu’une rentrée s’est mal passée, que l’enfant sera, durant toute sa scolarité future, en échec ! « Son affectivité est en perpétuelle évolution. L’accompagnement et la bonne relation parent-enseignant et parent-enfant lui permettront de se (re)construire une représentation positive de l’univers scolaire. Parallèlement, il s’agira de lui apporter la confiance dont il a besoin. Un doudou ou, si la maîtresse refuse, un bracelet de maman autour du poignet, un petit goûter soigneusement préparé et avant tout, ne jamais oublier de verbaliser. » Pour le rassurer… toujours le rassurer.

Et quand l’enfant refuse l’école
« Je ne suis jamais allé à l’école maternelle. Quelques jours après la rentrée, j’ai reçu une fessée de la maîtresse, chose que je n’ai pas du tout appréciée ! Vexé, j’ai décrété que je ne voulais plus y retourner. Et ma mère m’a tout bonnement répondu : Eh bien, ce n’est pas grave, tu iras l’an prochain… » En ce qui concerne la maternelle, le docteur Cohen-Solal voudrait bien faire école. Selon lui, « si l’enfant ne veut pas y aller, cela n’a aucune importance ! ». Il s’agit de respecter ses choix et de ne pas le perturber. Un point de vue très suivi qui s’appuie sur des résultats équivalents entre enfants scolarisés tôt et les autres, scolarisés au CP.

À lire
Être heureux à l’école ? Julien Cohen-Solal. J’ai lu, 5,30 €
Les Rituels à l’école maternelle : de la petite section à la grande. section, Sophie Briquet-Duhazé et Fabienne Quibel-Périnelle, Bordas, 15 €
École maternelle : Les programmes enfin expliqués aux parents, Régine Quéva, Hachette, 6,90 €

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