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Mais pourquoi veut-il croire au Père Noël ?

Mais pourquoi veux-t-il croire au Père Noël ?

Mais pourquoi veux-t-il croire au Père Noël ?Noël approche et nos petits n’ont déjà plus que son nom à la bouche… Mais pourquoi la magie du père noël opère-t-elle, à ce point, et depuis tant d’années, sur nos enfants ? Réponse avec nos psys.

Besoin d’un monde imaginaire

Riche et fertile, l’imaginaire prend beaucoup de places dans la vie de nos enfants. Une place bien compréhensible puisqu’entre 2 et 6 ans, nos bambins vivent dans un univers de plaisir (régi par ce que Freud nommait le principe de plaisir), à mille lieux de notre  société cartésienne d’adultes, empreinte de réalité, de restrictions et de frustrations. À travers leur univers où cohabitent Père Noël, lutins et fées, nos enfants cherchent donc à se fabriquer un monde plus doux, plus accessible, plus rassurant. « Le Père Noël symbolise pour eux la bonté, la toute-puissance et la satisfaction des désirs, analyse la pédiatre Edwige Antier. Il est celui qui donne sans compter… il représente une métaphore du don gratuit. »

Comment agir ?

« Cette métaphore, nos enfants en ont donc besoin pour bien grandir », explique Agnès Florin, Professeur de psychologie. « Jusqu’à l’âge de 6 ou 7 ans, continue Edwige Antier, il ne sert à rien de leur révéler la vérité. La magie de noël opère sur eux de façon sécurisante. » De toute manière, ajoute Agnès Florin : «  leur besoin d’imaginaire est tel qu’ils persistent bien souvent à vouloir y croire même si leurs parents leur affirment le contraire. »

Maturation cérébrale

Quoi qu’il en soit, que la vérité soit révélée ou non, avant 6 ans l’enfant ne sait pas penser de façon logique et terre-à-terre. Dépendant de ce que Piaget nommait le stade préopératoire, sa pensée est dominée par ses perceptions, souvent très loin du monde réel. « L’organisation du cerveau se met encore place. Vers trois ans, la formation intense de synapses augmente dans le centre de la parole et le lobe frontal, confirme le pédiatre Hugo Lagercrantz. L’enfant commence alors à raconter et à se raconter des histoires, mais il a du mal à différencier l’imaginaire du réel. »

Comment agir ?

Cet apprentissage de la différence entre la réalité et l’imaginaire peut naturellement commencer après 6 ans. Selon le pédiatre Henry Aloussaque : « dès l’entrée au CP, alors qu’il évolue dans un cadre plus exigeant et qu’il apprend à maîtriser les notions de temps, d’espace, de logique, de contrainte, l’enfant développe une autre forme d’imaginaire, plus consciente, plus volontaire, qui va peu à peu le sortir de sa réalité. »  C’est à ce moment que ses parents peuvent lui avancer la vérité. « Souvent, à cet âge, les enfants sont contents de rentrer dans les confidences des adultes, termine l’expert. C’est une façon pour eux de se sentir responsable. »

Comment leur expliquer la réalité ?

Un enfant ne passe pas directement de la phase du « je crois au Père Noël » à celle du « je n’y crois pas». Il s’interroge d’abord. Ce qui l’amène à comprendre la vérité petit à petit.

  • S’il pose des questions, demandez-lui ce qu’il en pense. Selon sa réponse, vous comprendrez s’il est prêt ou non à entendre à la vérité.
  • S’il découvre la vérité, félicitez-le et expliquez-lui qu’il fait maintenant parti des grands. Il se sentira fier et responsable.
  • S’il continue d’y croire malgré ses 8 ans ou 9 ans, commencez à parler du Père Noël au conditionnel. Une façon de lui avouer la vérité pas à pas.

 

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