Nouveauté

Dois-je cacher mes soucis à mes enfants ?

woman sad-2912367_1280 Vous revenez du bureau épuisé(e), stressé(e), vous venez de vous disputer avec votre conjoint(e), une amie, votre mère...Que faire quand vous allez mal ? Devez-vous garder le silence, laisser votre enfant en dehors de tout ça ou bien au contraire est-il préférable de partager vos préoccupations ? Qu'en pensent les psys ?

L'idée de protéger l'enfant, de ne pas le plonger dans un univers d'adulte, dans des problèmes qui le dépassent sont une réponse suffisante pour beaucoup de parents qui se disent que les soucis d'adultes ne concernent pas les enfants. Cette affirmation, bien qu'exacte, ne permet pas de prendre en compte la situation dans sa globalité.

Le ressenti de l'enfant

Boris Cyrulnik, chef de file d'une idée, maintenant largement répandue,  "nos enfants sont des éponges émotionnelles". En d'autres termes, lorsque les enfants sont en interaction avec des parents, tendus, angoissés, stressés, ils savent que quelque chose ne va pas. Il est alors déroutant pour eux de sentir qu’un événement négatif s’est produit et de voir leurs parents se comporter normalement et faire semblant que tout va bien.

Un devoir de vérité ?

Une étude américano-canadienne va dans ce sens. Elle a été menée sur plus de 100 parents (père ou mère) avec leur enfant. L’adulte a dû parler en public avant d'entrer en interaction avec son enfant, de sorte qu'il a été stressé avant de s'atteler à une activité conjointe de construction de lego. L’enfant devait lire les plans et l'adulte s'occuper du montage. Les chercheurs ont conclu que les enfants ressentaient la  moindre trace d’émotion, si bien qu’il était contreproductif de tout leur cacher. S'il n'est pas opportun de tout cacher, faut-il pour autant tout dire ? L'enfant ne doit être ni le confident, ni le réceptacle des soucis de ses parents.

Lui apprendre l'authenticité

Pour autant, il est possible d'être vrai tout en restant dans la mesure et dans son rôle de parent protecteur. Le cas par cas reste la règle comme le fait te tenir un discours adapté à l'âge et à la compréhension de l'enfant. Mais parler de l'émotion négative à minima semble une bonne chose, la nommer, lui exprimer une disponibilité amoindrie, permet d'être dans l'authenticité avec l'enfant sans le charger. S'il demande des précisions et que vous jugez ne pas avoir à donner, vous pouvez répondre en le rassurant "ce sont des histoires de grands, qui ne te concernent pas mais qui m'affectent. Mais bientôt je serai mieux".

En étant dans la vérité avec votre enfant vous lui apprenez à faire de même, à ne pas taire ses émotions ou ses tracas et à les partager avec vous.

0.00€0 produits